Le blog d'un scénariste BD
Pour en revenir sur Thierry « Jerry » Frissen.
Il avait déjà fait les zombies qui mangent le monde, déjà aux humanos. Et déjà cela ne me plaisait pas (le pauvre homme va croire que je lui en veux). Pourtant merde, une histoire avec des
zombies !!!
J’ai du lire 4 ou 6 chapitre (en plus des histoires courtes !!!!) dans le renouveau (et re-mort) Métal Hurlant (une magazine que j’aimais bien ceci dit en passant, le seul mag BD que j’ai acheté,
c’est pour dire).
Faut croire que je suis insensible à l’humour belge (André Lamy ne me faisait pas rire non plus étant gosse).
Le truc amusant qui confirme ce que m’a dit une fois un scénariste (un vrai, un gars édité et tout) : (bon là c’est avec mes mots à moi, mais dans le fond c’est ça) Y’a pas 36 façons d’être
édité, soit tu as déjà scénarisé et donc on te prend un peu plus au sérieux (on commence en scénarisant pour un copain qui dessine vachement bien, le projet étant accepté juste sur le dessin) et
donc tu as une chance d’être repris dans la même maison d’édition ( surtout si elle est petite : le cycliste, Paquet, petit à petit etc.) – dans l’hypothèse d’un gros carton dès le tome 1, on
passe tout de suite au statut de bankable et donc les prochains suivant sont forcement acceptés même si ces des merdes sans nom.
Soit tu es copain avec un éditeur (j’ai pas d’exemple).
Soit tu es éditeur toi-même éditeur (ou tu bosses pour lui) : le meilleur exemple étant celui de Yves Sentes (qui rappelons le à envoyer anonymement un scénario pour la reprise de Blake et
Mortimer et a été pris. Comme par hasard, cela se passait dans la maison d’édition ou il bosse…) ou donc le sieur Frissen qui a bossait (d’après wikipédia) pour les Humanos de 2000 à 2005. Je me
dis que c’est tout de suite plus facile…
Dans cette liste, il manque le côté people qui n’existait pas encore, citons par exemple Adeline Blondiau ou Vincent Perez…..
Aucun éditeur ne veut m’embaucher par hasard ? C'est parce que je suis trop minable ?